...
"Le meilleur des deux mondes"
Un sentier à gauche, toujours sombre, impose.
L'autre, devant nous, fonce vers l'horizon... dont on ne sait rien.
Tiens, il y a le coquin de droite, invitant, coloré, vite lassant.
Et bien d'autres derrières, qui nous courtisent.
Ceux-là, il ne faut jamais les écouter.
Non, il n'y en a que trois qui habillent le futur.
Qui eux-mêmes promettent la différence, chacun avec son présent bouclé.
D'un côté la noirceur, de l'autre l'évidence.
En face, en reflet, la ligne.
Ligne droite, tracée au fusain, qui s'efface au toucher, qui s'effrite sous les pas.
Ce n'est pas la voie droitière des conventions.
Ni celle qui joue l'antonyme et peine à cacher son obstination.
C'est simplement la nôtre, droite et fière.
Elle porte la voix de demain et l'écrin de l'indépendance.
Devant, voilà l'évidence déguisée.
Déguisée pour éloigner les couards.
Elle mène directement à l'enfer, celui dont nous rêvons tous.
L'enfer décrié par la droite marbrée.
L'enfer méprisé par la gauche faussement gondolée.
Cet enfer là, c'est l'horizon.
Mais qu'est-ce que l'horizon sinon le début d'un autre ?
Et qu'il y a-t-il avant cet autre, sinon l'inconnu qui en attend un autre ?
Tout simplement rien que l'émotion de l'instant.
Toujours aux aguets, toujours vers l'avant.
D'un horizon à l'autre, quoi sinon l'imprévisible ?
Et que faire de l'imprévisible sinon son propre pain ?
Il n'y a rien à comprendre; il faut seulement accepter de danser.
Corps à corps avec le soleil droitier et l'orage gaucher.
S'harmoniser, même sur le fil de fer.
Devant nous, c'est la vie.
Aucunement cirque que cette vie, donc sans public.
Elle s'entretient avec chacun de nous, dans l'intimité.
Elle parle et parle, sans jamais s'arrêter.
Or, comment oser l'affronter en ralentissant ?
Le danger de l'horizon, c'est à nous de le défier.
Armés, nous sommes infaillibles.
Il ne peut rien contre l'homme déterminé.
Il ne peut rien contre la volonté.
Non pas celle de tromper, mais celle de foncer.
Il y a des routes qui mènent nulle part.
C'est ainsi que nous apparaît d'abord celle qui nous fait face.
Pourtant, elle mène où nous voulons.
Inutile de se cacher, elle nous propose un temple au milieu des bombes : à nous de le bâtir.
Le meilleur des deux mondes.
Un sentier à gauche, toujours sombre, impose.
L'autre, devant nous, fonce vers l'horizon... dont on ne sait rien.
Tiens, il y a le coquin de droite, invitant, coloré, vite lassant.
Et bien d'autres derrières, qui nous courtisent.
Ceux-là, il ne faut jamais les écouter.
Non, il n'y en a que trois qui habillent le futur.
Qui eux-mêmes promettent la différence, chacun avec son présent bouclé.
D'un côté la noirceur, de l'autre l'évidence.
En face, en reflet, la ligne.
Ligne droite, tracée au fusain, qui s'efface au toucher, qui s'effrite sous les pas.
Ce n'est pas la voie droitière des conventions.
Ni celle qui joue l'antonyme et peine à cacher son obstination.
C'est simplement la nôtre, droite et fière.
Elle porte la voix de demain et l'écrin de l'indépendance.
Devant, voilà l'évidence déguisée.
Déguisée pour éloigner les couards.
Elle mène directement à l'enfer, celui dont nous rêvons tous.
L'enfer décrié par la droite marbrée.
L'enfer méprisé par la gauche faussement gondolée.
Cet enfer là, c'est l'horizon.
Mais qu'est-ce que l'horizon sinon le début d'un autre ?
Et qu'il y a-t-il avant cet autre, sinon l'inconnu qui en attend un autre ?
Tout simplement rien que l'émotion de l'instant.
Toujours aux aguets, toujours vers l'avant.
D'un horizon à l'autre, quoi sinon l'imprévisible ?
Et que faire de l'imprévisible sinon son propre pain ?
Il n'y a rien à comprendre; il faut seulement accepter de danser.
Corps à corps avec le soleil droitier et l'orage gaucher.
S'harmoniser, même sur le fil de fer.
Devant nous, c'est la vie.
Aucunement cirque que cette vie, donc sans public.
Elle s'entretient avec chacun de nous, dans l'intimité.
Elle parle et parle, sans jamais s'arrêter.
Or, comment oser l'affronter en ralentissant ?
Le danger de l'horizon, c'est à nous de le défier.
Armés, nous sommes infaillibles.
Il ne peut rien contre l'homme déterminé.
Il ne peut rien contre la volonté.
Non pas celle de tromper, mais celle de foncer.
Il y a des routes qui mènent nulle part.
C'est ainsi que nous apparaît d'abord celle qui nous fait face.
Pourtant, elle mène où nous voulons.
Inutile de se cacher, elle nous propose un temple au milieu des bombes : à nous de le bâtir.
Le meilleur des deux mondes.
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